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Première édition du baromètre Financement des PME et des startup

42 % des PME du numérique en France jugent l’accès aux financements difficiles

Au cœur de nouvelles mesures gouvernementales, les PME représentent aujourd’hui un poids économique important au sein de l’écosystème numérique et constituent plus de 80 % des adhérents de Syntec Numérique. Pour autant, elles souffrent de difficultés freinant leur croissance, l’accès au marché et aux financements. Afin de porter leurs voix et défendre leurs intérêts, Syntec Numérique dévoile les résultats de son premier baromètre dédié aux financements des PME et des startup1.

Les principales tendances

  • L’accès aux financements

Les PME du numérique se caractérisent par des besoins de financement importants, notamment en matière de R&D, en tête des investissements programmés et cités par 58 % des entreprises interrogées. Or, l’accès aux financements reste toujours difficile pour 42 % d’entre elles. Cette tendance domine particulièrement dans le cadre d’une augmentation de capital : l’ensemble de la chaîne de financement est alors problématique pour plus d’un tiers des entreprises.

  • Les banques

Les relations avec les banques sont paradoxales. Premières sources de financement pour 59 % des entreprises, près des trois quart sont satisfaites des relations avec leur banquier.

Cependant, leurs actions sont jugées sévèrement et (plutôt) insuffisantes par 80 % du panel. Cette situation est due aux difficultés réelles des PME du numérique à obtenir des ressources appropriées.

Cette dissonance révèle la cohabitation d’entreprises en bonne santé, qui bénéficient d'un accès aux financements sans précédent en termes de coût et de volume, avec des entreprises très éprouvées par la crise (risque de crédit…).

  • L’action des pouvoirs publics

Les PME et startup du numérique saluent la volonté de simplification et d’organisation, avec notamment la création de Bpifrance et la pérennisation du Crédit d’impôt recherche (CIR), même si les dispositifs restent difficiles d’accès (49 %) et insuffisants (45 %).

Là encore, les entreprises du numérique sont sévères et restent circonspectes. Ni les intérêts des PME (57 %) et des Startup (41 %) ne semblent défendus à la hauteur de leurs espérances.

« Ce besoin de financements répond à la nécessité d’innovation, de croissance, mais également de conquête de marchés à l’export. Nous appelons à une mobilisation générale de l’ensemble des acteurs - organisations professionnelles, ministères et politiques - pour que les perpétuelles déclarations de principe soient déclinées en actions concrètes et d’envergure », conclut Véronique Torner, Présidente de la commission PME de Syntec Numérique.

 
Pour toute information complémentaire, recevoir le détaillé du baromètre rferrand@syntec-numerique.fr

 

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