Le cloud computing offre de nombreuses possibilités permettant d’accélérer la transformation numérique des organisations publiques et privées, dans un cadre maximisant la performance des services, tout en ayant l’ambition de réduire les coûts associés à ces services grâce à l’effet de mutualisation des clients sur une même plateforme.

Ce marché est en pleine croissance. Selon les derniers chiffres de l’étude Numeum,  le marché français du cloud devrait atteindre les 26,9 milliards d’euros en 2024 (Etude de conjoncture Numeum – PAC décembre 2023).

L’apport de Numeum pour renforcer la confiance dans le numérique et plus précisément dans le cloud se traduit par son exemplarité et sa proactivité sur l’ensemble du cycle de vie de la donnée et du cloud.

L’avenir du cloud se situe dans l’optimisation de l’ensemble de la chaine globale. Pour cela, il est nécessaire de lancer une réflexion sur des indicateurs qui prennent en compte la granularité des services proposés, y compris en ce que le cloud apporte comme bénéfices aux autres secteurs. On peut également remarquer que les compétences requises pour les emplois du cloud évoluent. A titre d’exemple, on observe un besoin grandissant autour des enjeux de transition écologique et énergétique en matière de cloud computing, ce qui impacte directement les besoins métiers et compétences du secteur.

Dans un contexte où  le cloud computing est la technologie au cœur de la transformation et la numérisation de l’économie, ce document a vocation d’illustrer l’intérêt et la manière pour les entreprises d’embrasser cette technologie, mais également de recenser les enjeux entourant cette dernière.

 

L’essentiel pour développer une stratégie cloud

Les principaux avantages et motivations à développer une stratégie cloud :

  • Gagner en agilité et flexibilité grâce à des services disponible à la demande, déployés en quelques secondes ou quelques minutes et adaptés aux approches de développement modernes comme le DevOps, le CI/CD ou encore les micro-services.
  • Harmoniser les infrastructures et réduire les coûts avec des fournisseurs cloud bénéficiant d’un effet mutualisation et d’économies d’échelle. Les utilisateurs peuvent ajuster rapidement la consommation de leurs ressources en fonction de leurs besoins.
  • Utiliser des serveurs informatiques à distance pour stocker des données et accéder à des logiciels ou mobiliser de la puissance de calcul ce qui permet de monter en charge rapidement sans investissement dédié. Cela permet de centraliser le coût, mais également l’impact carbone lié aux matériaux, en réduisant la surface des data centers.
  • Le cloud permet d’aider les organisations de renforcer de leur protection face aux attaques informatiques. Cela explique également que la migration vers le cloud soit particulièrement importante dans les secteurs les plus régulés et dans lesquels la sécurité des données est une priorité absolue, comme les services financiers ou la santé.
  • Améliorer la maîtrise et la sécurité des données. Les fournisseurs de cloud mutualisent à grande échelle les investissements dans la sécurité, dans la résilience et dans une infrastructure distribuée géographiquement, qui surpassent les ressources qu’une organisation pourrait mobiliser individuellement pour des solutions sur sites, en particulier pour des organisations de petite taille.
  • Réduire des coûts de maintenance des infrastructures informatiques au travers de la mutualisation des ressources.
  • Gérer les serveurs, le réseau, le stockage, les sauvegardes, le système d’exploitation, les bases de données et les applications via un fournisseur, ce qui permet aux entreprises de concentrer ses ressources sur la valeur ajoutée de leurs services plutôt que la gestion des infrastructures.

 

Au-delà de cette proposition de valeur, le développement d’une stratégie cloud crée nécessairement une dépendance vis-à-vis du fournisseur, risque que l’utilisateur est en mesure d’atténuer en s’appuyant sur des technologies ouvertes et réversibles. Le ratio risques/ bénéfices ne peut être analysé qu’au travers d’une étude globale qui ne peut se faire qu’au cas par cas en vue de la manière dont le service répond à un usage précis. Pour rappel, une stratégie cloud ne vise pas nécessairement toutes les activités d’une entreprise, cette stratégie s’inscrit pour répondre à un besoin particulier, qui ne peut viser qu’une partie de l’entreprise.

 

Voici quelques critères pour permettre à l’utilisateur de répondre à la finalité recherchée tout en gardant le contrôle :

  • S’assurer de la compréhension et de la maturité interne (équipe et direction)
  • Anticiper l’investissement nécessaire (temps, moyens, ressources) pour obtenir les gains
  • S’assurer de la visibilité des tarifs de manière à anticiper les coûts
  • Tenir compte du déséquilibre dans les relations avec certains fournisseurs dont l’organisation peut être dépendante
  • S’assurer d’avoir une vision complète des systèmes et des données pour protéger l’organisation
  • Veiller à la traçabilité des actions et des acteurs en charge des différentes tâches, notamment entre fournisseur et client
  • Prendre en compte les exigences réglementaires (secteurs régulés, OIV ou OSE en particulier), notamment concernant l’exposition aux lois extraterritoriales lors du choix d’un fournisseur international
  • Intégrer l’impact environnemental du cloud (positif et négatif) dans l’impact environnemental de l’entreprise A noter, l’examen des vigilances ne vise pas seulement le manque de protection de la part des fournisseurs du cloud. La manière dont les services sont utilisés par les clients est un élément essentiel. Ainsi, les infrastructures choisies et la répartition des rôles entre les fournisseurs de cloud et les clients sont des éléments essentiels pour renforcer la sécurité.